Section Hongrie

         

 

 

 

 

Kiskunfélégyhaza

Responsable : Marie-Flore Lenain              

A 101 m d’altitude, Kiskunfélegyháza est située dans la Grande Plaine Hongroise entre le Danube et la Tisza à 110 km au S.E. de Budapest à 1500 km de Die.
Climat continental. 35000 habitants.
Les échanges avec la ville hongroise ont débuté en 1991.
Le jumelage entre Félegyhaza et Die est officiel depuis 1993 fruit de l’amitié entre Martial Jouvène, 1er adjoint de Die et le maire hongrois de l’époque Josef Ficsor.
Les pionniers :

          

Kiskunfélegyhaza est une ville issue des effets de la sédentarisation par le roi Béla IV des lazudes nomades et des Comans. On trouve avant 1389, les traces d’un village avec une église. Cette année là, le roi Zsigmond signe une charte qui mentionne « Féledhaz».
Massacrée par les Turcs en 1526, la ville devient un désert pendant 200 ans.
Après 1743, l’agglomération connaît un développement rapide. En 1843, il y a 17000 habitants.
En 1876, en perdant la capitainerie, Kiskunfélegyhaza perd de son importance. Elle ne la retrouvera qu’entre les deux guerres. Aujourd’hui la ville compte 35000 habitants.
Kiskunfélegyhaza est un centre moyen d’économie, de transport, un centre commercial, culturel, sanitaire pour les villages environnants. La ville compte 10 écoles primaires, 5 écoles secondaires et un hôpital. La grande usine «Aprilis 4», d’autres usines d’industrie légère, (fabriques de chaussures, de tricots, de matières plastiques) et quatre coopératives agricoles (vin, élevage porcin…) y sont installées.
Beaucoup de monuments et musées sont à visiter; en particulier; la capitainerie Kiskun de 1753, un moulin à vent, l’Hôtel de ville de 1912, les bâtiments baroques de la place Béke, l’église de la visitation de 1700 et la piscine, source thermale à 47°.
             

Liens vers Kiskunfélégyhaza

Les derniers échanges

Notre voyage en Hongrie en septembre 2014

Mardi 2 septembre, rentrée des classes pour certains ; pour 16 Français c’est le départ à 4h du matin, pour deux jours de bus vers la Hongrie.
L’étape de cette première journée nous amène dans un centre équestre à Lipica en Slovénie, peu après la frontière avec l’Italie. Le lendemain nous traversons la Slovénie, arrivons en Hongrie, sans nous rendre compte de l’existence de frontière. Nous longeons le lac Balaton, puis bifurquons plein  Est pour reprendre une autoroute à Kecskemét, (réalisée par une entreprise française), nous arrivons devant la mairie de Kiskunfélegyháza.
Nous sommes reçus au centre culturel par nos amis hongrois. Un petit coup de palinka nous souhaite la bienvenue, et nous partons dans les familles avec chacun notre petit sac en toile fait main, comportant du miel, une sauce tomate à la hongroise, une oie en miniature, des dessins d’enfants sur le thème de l’oie, des gâteaux en pain d’épices en forme d’oie..; bref, le festival de l’oie est presque lancé…

 Nous nous couchons assez tôt, jeudi nous avons rendez vous à 8h pour aller visiter Budapest. Visite du Parlement avec un guide qui parle français. Nous y déjeunons. La  visite de Budapest se fait avec un autre guide, avec qui nous comprenons mieux cette histoire complexe des tribus et rois de Hongrie. Visite de l’église saint Jean, montée dans le quartier du château, flânerie dans les hauteurs de Buda. Au retour nous nous arrêtons pour le repas du soir dans un restaurant, où nous chantons les deux petits chants hongrois que nous devions apprendre ; nous dansons, l’atmosphère est très conviviale.

 Retour dans les familles, pour une nuit un peu plus longue. La visite du marché permet de se rendre compte, en connaissant la valeur de SMIC, que la vie est bien plus difficile en Hongrie que chez nous : proportionnellement l’essence coûte trois fois plus cher pour les Hongrois que pour les Français, et la nourriture au moins deux fois….la matinée se termine par une petite conférence sur l’oie en France
Départ donc pour Kecskemét, avec une petite halte pour découvrir une culture bio de ganoderme, ce champignon connu notamment par les Japonais et les Chinois depuis des millénaires, pour ses vertus thérapeutiques, anticancéreuse et de longévité.
Kecskemét est une ville industrielle (il sort de l’usine Mercedes autant de voitures par an qu’il y a d’habitants dans la ville), mais également ville d’architecture et de musées. Nous écoutons le carillon de la cathédrale, qui joue un air de Kodaly, grand compositeur hongrois né ici, et visitons un petit musée consacré à la vie de Kodaly, situé dans l’école de musique qui enseigne la méthode qu’il a mise au point  avec ses successeurs : la musique doit être apprise par tous, à l’école, par le chant tout d’abord, l’apprentissage est indissociable du mouvement du corps. Nous apprenons que la plupart des religions de la Hongrie ont leur lieu de culte sur la place principale.
En rentrant, Annie et Nathalie,  les volontaires du concours de l’oie rôtie écoutent les recommandations concernant la sécurité des installations de cuisson.
Le lendemain matin, nous poussons la cuisinière jusqu’à son lieu de cuisson…nous installons le stand : tissus provençaux, des sachets de lavande, des petites oies faites exprès par la savonnerie du Diois, des huiles essentielles de lavande, et bien sûr  Clairette ; Un beau patchwork, un vieux jeu de l’oie, et des sets de table présentant des photos du Diois, sans oublier les armoiries de Die et des drapeaux français, voilà de quoi arrêter les passants.
Le professeur de français du collège a organisé un tour de rôle pour que toutes les deux heures nous ayons avec nous deux jeunes Hongrois parlant français ou anglais, pour aider aux échanges avec la population. Nous rencontrons également des couples mixtes hongrois/français, et même des Strasbourgeois qui viennent chaque année au festival de l’oie.
En fin de matinée l’oie est cuite, le jury doit gouter 47 plats d’oie, et chacun peut aller aussi gouter le plat qu’il veut. Nous saurons à 17h qui a gagné, et surtout nous aurons un prix spécial, qui nous permettra de ramener une grosse marmite, heureusement  nous sommes en bus.
Les repas de cette journée se tiennent dans le jardin d’un couple près de la place où ont lieu les festivités ; nos hôtes ont préparé d’excellents plats : foie d’oie en ragout avec tomates, poivrons…de l’oie grillée, nous goutons aussi la nôtre. La pluie de la soirée n’empêche pas les langues de se délier, dans un mélange de français, d’anglais et même d’un peu de russe parfois.
Nous nous endormons tard, le réveil sera dur car  le départ est prévu à 8h. Avec un petit quart d’heure de retard, sous une pluie fine, nous prenons congé.
A  ACCORSI

Nos amis hongrois sont venus du 3 au 8 août 2015 et ont visité notre patrimoine drômois :
Valdrôme, Vallée de Quint, la Gervanne, Ponet…

                                           Sélection de photos de M.Courbis